La plus-value immobilière, plus d’argent pour moi ou pour l’Etat ?

Votre résidence principale n’est pas soumise à la plus-value immobilière. Mais vos autres biens immobiliers le sont !

Si vous revendez un bien plus cher que ce que vous ne l’avez acheté, l’Etat se prend une part du gâteau… Une belle grosse part de 19% !

Ces 19% sont appliqués sur une partie seulement de votre plus-value, calculée après un abattement selon la durée pendant laquelle le bien a été en votre possession. Plus vous aurez possédé votre bien longtemps, moins vous paierez d’impôt sur la plus-value. Au-delà de 30 ans de possession du bien, vous n’êtes plus concerné par la plus-value immobilière sur ce bien.

Fuyez !

Il existe des cas d’exonération de la plus-value immobilière

  • vente de votre résidence principale, et/ou de ses dépendances
  • vente d’un logement autre que la résidence principale, sous deux conditions : que vous utilisez le prix de la vente pour acheter ou construire votre habitation principale dans un délai de 2 ans ET que vous n’étiez pas propriétaire de votre résidence principale dans les 4 années précédant la vente
  • bien dont le prix de vente ne dépasse pas 15 000 €
  • bien détenu depuis plus de 22 ans
  • certains autres cas spécifiques, à consulter sur le site du Service Public

Sachez que si votre plus-value est supérieure à 50 000€, votre impôt sera majoré par une taxe supplémentaire.

Si vous avez hérité de votre bien, sa valeur d’acquisition d’après laquelle sera calculée une éventuelle plus-value lors de la vente correspondra à la valeur retenue pour calculer les droits de succession ou de donation. N’oubliez pas de la demander à votre notaire avant d’accepter votre héritage.

Ou recalculez

Pour faire baisser votre plus-value et donc la taxe à payer à l’Etat, il faut ajouter des frais au prix auquel vous aviez acheté votre bien. Sont concernés :

  • les frais de notaire lors de votre achat, avec un montant forfaitaire de 7.5% du prix ou au coût réel avec justificatifs
  • les dépenses de travaux sur votre bien directement et sur la copropriété (façade, voirie, réseau d’assainissement…), avec un montant forfaitaire de 15% du prix ou au coût réel avec justificatifs
  • les frais de mise en vente du bien (diagnostics obligatoires)

Avant toute mise en vente, faites le point avec votre notaire sur tout ce que vous pouvez inclure dans vos frais d’acquisition, et demandez-lui quelques simulations de calculs d’impôt sur la plus-value de vente. Inutile de s’engager dans une longue négociation avec votre acquéreur pour 10 000€ si au final la majorité part à l’Etat !

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